Retour sur Libert’Arts

Le 7 juillet dernier, 150 personnes ont participé à la deuxième édition de Libert’arts, manifestation organisée par une poignée de jeunes résidents de Technowest logement jeunes, TLJ au sein de ce que ses habitants se plaisent à appeler le « village ».
Ateliers l’après-midi, scènes le soir… le temps nécessaire pour présenter les arts dans leur diversité : peinture, graph, théâtre, cirque, danse, musique…

Tout a commencé, comme souvent, au détour d’une conversation entre jeunes résidents de TLJ. C’est Jules Grange, membre actif d’Asphyxie, association des arts du cirque et de la rue, qui lance l’idée de créer un temps pour valoriser le talent des jeunes de Blanquefort en y associant toutes les formes d’art et d’expression. C’était il y a deux ans. Forts de cette première tentative réussie et aidés d’Anaïs Mestraud et de Marion Dunet, les animatrices de TLJ, ils sont une bonne vingtaine à s’être investis, tout au long de l’année, pour monter la deuxième édition de Libert’arts.  Stand « pédale juice » et bar snack sur le village des assos du festival Echappée Belle, dossier de demandes de subvention auprès des partenaires institutionnels : mairie, CAF, MSA… Ils se sont donnés les moyens de leurs ambitions car sur cette deuxième édition, ils souhaitaient pouvoir rémunérer les artistes.

Quand on les interroge sur les leçons qu’ils tirent de cette expérience, ils ne paraissent pas tous conscients des nombreuses compétences qu’ils y ont acquises, mine de rien. Car au passage, ils y ont appris la gestion de projet, la construction d’un budget, l’élaboration de documents, la recherche de partenariats et de sponsor (porte à porte auprès des commerçants), l’expression orale, écrite….

« J’ai pris de la confiance » confie Sarah cette jeune fille timide et habituellement réservée…mais qui a participé avec Romain, le « community manager » en herbe du groupe, à l’interview radio de RIG. Elle a aussi, et surtout, défendu, avec succès, le projet devant la commission de la mairie pour l’obtention d’une aide de 300 euros dans le cadre de la Bourse aux jeunes.

Libert’arts a aussi permis à tous ces jeunes résidents de TLJ de rencontrer d’autres jeunes des résidences similaires à Mérignac, Lormont…

À l’heure du bilan, ils « débriefent » et réfléchissent, ce mercredi du mois d’août, installés sur la pelouse du parc de Fongravey avec un pique-nique chaleureux, à la suite, ébauchent des pistes d’amélioration.

Hkn Lebleu, le graffeur, est lui aussi venu pour leur apporter soutien et partager ses idées pour la prochaine mouture de Libert’arts.

Une chose est sûre : Romain, Miguel, Elrick, Fabien, Mélanie, Sarah veulent tous continuer l’aventure.

À suivre…